Être soi même

Être soi même

 

À 14 ans, me mettre à la guitare et progresser plutôt vite grâce à ma bonne expérience musicale (pratique de plusieurs instruments depuis des années). Adorer ça !

Mais rencontrer un garçon de mon âge bien meilleur que moi. Touché dans mon ego, me dire qu’il vaut mieux que j’arrête d’en faire et me concentrer sur la batterie que je pratique depuis plus longtemps.

À 30 ans, après avoir cessé la guitare et m’être perfectionné en batterie toutes ces années, me retrouver à vivre de la musique grâce… à la guitare !

Avoir en effet créé un duo avec ma future femme, rencontré un succès surprenant et parcouru la France et d’autres pays en tant que guitariste. Un guitariste qui n’avait donc pas progressé durant toutes ces années (mais qui « faisait le job » comme on dit.)

 

Les limitations de l’ego

 

Me retrouver à expérimenter cette vie de guitariste après l’avoir niée 10 ans plus tôt. Me sentir frustré de ne pas être assez bon. Garder en tête que je l’aurais été si je n’avais pas abandonné ma pratique. Expérimenter des choses que je n’aurais pas pu vivre en tant que batteur, et avoir cette sensation que mon mental et mon ego m’avaient amené à faire un choix « contre-nature », nous pourrions dire « contreâme », en refusant une partie de mon « mandat céleste » qui était de vivre ces émotions de guitariste.

Sentir que le seul libre arbitre que j’avais alors, était de prendre du plaisir ou non avec ce « mandat » et que, peut-être, j’aurais encore plus  apprécié si j’avais été meilleur guitariste.

Finalement, j’ai vécu ce que je devais vivre, mais j’aurais juste apprécié davantage si mon ego ne m’avait pas limité. Si je n’avais pas réfléchi et analysé la situation, si je m’étais laissé porter, si j’avais goûté pleinement l’instant tel qu’il était, au lieu de le juger, de le comparer, de le nier.

Bien des années plus tard, expérimenter cela au quotidien et observer comme la vie est plus facile et plus fun ainsi !

Quand nous commençons à accepter de laisser libre cours à la vie en nous, sans la contrôler avec des peurs ou des désirs de notre ego, la vie se simplifie, devient plus fluide et plus joyeuse…

Puis surtout, petit à petit, s’installe en nous une paix profonde, ainsi qu’une confiance à toute épreuve.

 

Les peurs et les désirs

 

Prenons un autre exemple. Il y a quelques années, après notre séparation, nous avons décidé avec mon ex-femme de louer notre maison. Puis quand les locataires ont décidé de partir, la question de vendre s’est posée. Pour mon « personnage », c’était assez difficile à imaginer.

Cette maison était sur un terrain familial, je l’avais faite de mes mains avec mon père, elle représentait le foyer que j’avais voulu fonder, elle était magnifique, en bois dans un cadre idyllique. Mes désirs étaient de la garder, mes peurs de la perdre.

Cependant, je sentais un appel au fond de moi qui me poussait à lâcher l’ancien pour m’ouvrir au nouveau. C’était le mois de janvier, il n’arrêtait pas de pleuvoir cette année-là et les extérieurs, déjà peu entretenus, étaient boueux. Mon mental me disait qu’il fallait attendre, pour vendre au printemps, quand il ferait beau et que je n’arriverais pas à vendre cette maison comme ça, entourée de boue.

Tout me retenait sauf l’habitude que j’avais maintenant de ressentir au plus profond de moi ce qui était juste. Donc nous avons décidé de vendre malgré tout. Au bout d’une semaine, un paysagiste est venu visiter la maison. Pour lui, les extérieurs ne représentaient aucun problème, au contraire, il allait pouvoir s’amuser à tout refaire. Il a fait une proposition dans la foulée et la vente s’est conclue au prix que je souhaitais, très facilement et rapidement.

Tout a été si facile que, 2 mois plus tard j’ai, le même jour, à la fois divorcé, vendu ma maison, acheté, et emménagé dans mon nouvel appartement après des travaux que j’avais faits, en toute confiance alors que ce n’était pas encore le mien ! J’avais senti que c’était le bon moment et ça s’est révélé juste. Au prix demandé, avec les extérieurs dans cet état, notre vente était peut-être risquée, mais, pile à ce moment-là, un paysagiste et sa femme cherchaient leur maison.

En quoi cela concerne notre santé ?

 

Être à l’écoute de ce qui est juste

 

Cela illustre simplement qu’écouter nos peurs, désirs et doutes, complique considérablement notre vie et nous amène à puiser dans nos capacités d’adaptation pour rien. Apprendre à sentir en nous le mouvement juste de la vie et apprendre à lui faire confiance évite un énorme stress, et donc réduit considérablement la demande d’adaptation.

En attendant plus longtemps, je suis convaincu que nous ne serions pas arrivés à vendre notre maison si rapidement et pas à ce prix-là. Des exemples comme ça, aujourd’hui, j’en ai des dizaines et je le constate souvent autour de moi. La vie est plus facile quand nous restons connectés à l’instant et à nos intimes convictions.

Ça se complique dès que nous réfléchissons trop ou que nous sommes trop soumis à nos peurs et désirs. Vivons en conscience nos émotions, nos pensées, sans en être esclave, et trouvons en nous cet appel de la vie, de l’âme, qui nous guide vers notre « mandat céleste ».

Puis faisons-lui confiance et vivons pleinement chaque instant comme pour le lui offrir en retour. Avec gratitude. Ce ne sont ainsi plus la calèche, les chevaux, ou le cocher qui décident, mais l’âme, qui profite pleinement du voyage qui était justement son but en s’incarnant !

Etre soi meme

 

L’incarnation de l’âme

 

S’incarner, pour l’âme, signifie : mettre en place les conditions optimales pour la grande pièce de théâtre que sera son incarnation et pouvoir ressentir la dualité. C’est ce qui compte pour elle. Sinon elle ne se serait pas incarnée. Mais comme tout ceci n’est qu’un jeu et une illusion créée par le mental, ce qui l’intéresse ce n’est pas tant ce que la personnalité incarnée va faire concrètement – les actions, les réalisations – mais ce qu’elle va ressentir en le faisant.

Et il se trouve que c’est l’objectif de la « Pleine Conscience » : ressentir chaque seconde de cette vie incarnée afin de profiter pleinement du voyage.

Le Karma Yoga enseigne la « non action » : ce qui signifie se détacher du résultat. Être dans l’action à 100 %, sans se soucier du but.

Lao Zy de son côté disait : « Le but n’est pas le but, c’est la voie ». Les sages du monde entier ont en réalité toujours insisté sur ce point. L’essentiel c’est de Vivre cette vie ! À fond ! Avec ses sens, profiter pleinement de ce que nous sommes en train de faire, de façon charnelle, sensuelle, à chaque instant et sortir de nos pensées (passé, futur, suppositions).

Continuer à pratiquer la guitare, car j’aime ça, sans me soucier du futur… L’âme donne vie, donc engendre la personnalité, l’ego, le Soi. Celui-ci expérimente à fond la dualité et nourrit ainsi l’âme en retour. Tous deux se nourrissent mutuellement, comme dans le Taiji.

 

Mais alors cet ego ?

 

Ce qui compte ce n’est pas de ne pas avoir d’ego, mais bien au contraire d’en avoir un et d’apprendre à le vivre à fond sans en être esclave. C’est tout. Sentir que tout vient de la source et suivre le chemin qu’elle suggère.

En ce sens, certains grands maîtres n’ont pas été compris quand ils affichaient une personnalité puissante et assumée, qu’ils étaient riches de biens matériels ou de relations. Par ignorance, certains ont cru et jugé qu’ils n’étaient pas des grands maîtres, car ils avaient un ego.

Mais avoir un ego est aussi automatique qu’avoir un corps. Si nous sommes vivants, nous avons un corps physique. Mais nous avons également un corps émotionnel et un corps mental qui nous servent précisément à créer la dualité, à séparer les choses, donc à avoir un ego, une personnalité à expérimenter. Comme déjà dit, mais il est bon de le rappeler, il ne faut pas confondre « ne pas s’attacher à l’ego » et « ne pas avoir d’ego ». Ce qui a été souvent utilisé par certaines sectes pour manipuler et justifier bien des abus.

Non, nous nous sommes incarnés en nous-même pour une raison ! C’est précisément pour vivre notre « mandat céleste », pour être soi même…

Me concernant je suis Fabien, et j’adore être Fabien. C’est ce que je suis venu expérimenter. Être Fabien. Pas Kelly, ni Robert, Suky, Christina, Dimitri ou Amar, mais Fabien. Si certains apprécient Fabien pour certaines choses, j’expérimente ce que ça me fait d’être aimé pour ces choses-là.

Si pour d’autres raisons certains ne m’apprécient pas, j’expérimente ce que ça fait de ressentir cela. Mais je ne m’emploie qu’à une seule chose : être Fabien et l’être de la manière la plus honnête possible. Je fais le plus possible attention à ne jamais renier Fabien. Ce qui est sans doute l’une des choses les plus difficiles pour les êtres relationnels que nous sommes. C’est souvent là que nous nous perdons. Et « Dieu » sait si je m’y perds souvent encore.

Mais mon but est juste d’aimer tellement Fabien que je tends à l’être pleinement à chaque instant. Parfois, on me dit : « tu as de la chance d’être Fabien », et, en particulier quand je suis en voyage au soleil on peut me dire : « j’adore ta vie, j’aimerais la même ! ».

À chaque fois j’ai envie de répondre : « oui, j’ai de la chance d’être Fabien. Mais figure-toi que c’est depuis que je crois sincèrement que j’ai de la chance d’être Fabien que ma vie s’est transformée et que j’ai cette vie qui peut paraître parfois alléchante, car faite d’aventures et d’activités qui me passionnent ».

Avant, lorsque j’enviais la vie des autres, que je ne pensais pas avoir cette chance et bien ma vie était beaucoup moins sexy ! Plus nous aimons être qui nous sommes, plus nous vibrons cela, plus la vie nous le rend.

Mais plus nous souhaitons une vie différente de « ce que nous sommes » profondément, moins nous y arrivons. Ou alors au prix de sacrifices énormes, y compris sur le plan de notre santé physique, émotionnelle ou mentale. C’est aussi simple que cela.

 

Cliquez ici maintenant pour continuer la lecture »

 

Extrait du livre, Je choisis de guérir de Fabien Malgrand. 

 

Lire aussi..

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur email
Email auto-guerison

Pour suivre son actualité tout en boostant ta santé et en te reconnectant à ta source