Maladie : Regarder au-delà du symptôme

Avoir mal à la tête. Prendre un comprimé pour enlever le symptôme. Ne pas chercher à ressentir, à mettre en lumière ou à s’occuper de la cause qui a créé ce mal de tête.

Ne pas écouter mon besoin de calme, de repos, ou d’hydratation qui peut être à l’origine de ce symptôme. Et du coup le subir à nouveau plus tard.

Avoir mal au ventre. Prendre un comprimé pour enlever le symptôme. Ne pas chercher à ressentir, mettre en lumière et s’occuper de la cause qui a créé ce mal de ventre.

Ne pas écouter mes besoins à l’origine de ce symptôme. Et du coup le subir à nouveau plus tard.

Vivre de gros conflits avec ma partenaire. Mettre fin au couple. Ne pas chercher à ressentir, mettre en lumière et s’occuper de la cause qui a créé cette difficulté. Ne pas écouter mes besoins à l’origine de ce symptôme. Et du coup le subir à nouveau plus tard. Dans un autre couple.

 

“ Regarder n’est pas voir. ” – Anonyme

 

Plus jeune, lorsque je me suis intéressé aux jeux d’énigmes, j’ai vite compris que pour trouver les solutions, il fallait toujours se placer sur un autre niveau de compréhension. Toujours élargir le cadre de mes pensées. « Think outside the box* », disent les Américains.

Et puis j’ai pu observer petit à petit comment dans mon quotidien, au contraire, j’avais l’habitude de rester focalisé sur un problème, sans jamais élargir ma vision.

Cette personne m’a mal parlé ? C’est qu’elle est idiote. Point. Il ne faut plus que je lui parle, c’est tout. Et ce gros bouton sur mon nez ? Il faut que je l’élimine. Point. Cet élève ne comprend rien ? C’est qu’il n’est pas intelligent. Point.

Quel que soit le problème, mon attention restait focalisée au même niveau que le problème. Je suis un peu sévère, car j’étais quand même plus ouvert et tolérant que ça. Mais clairement pas autant que maintenant !

 

Élargir le champ de ses pensées

 

La médecine moderne quant à elle a eu tendance, de la même façon, à focaliser son attention sur un problème et à chercher à le résoudre là où il est perçu, voire depuis un niveau inférieur (plus petit comme par exemple cellulaire), mais rarement depuis un niveau supérieur.

Elle a disséqué le corps humain, l’a découpé en petites parties afin de bien comprendre quelles causes donnent quels résultats et proposer ensuite des traitements en fonction. Ce faisant, elle n’a malheureusement pas souvent étudié comment chacun pouvait déclencher ses propres forces d’auto-guérison.

Ce n’est naturellement pas encouragé par les intérêts financiers des laboratoires pharmaceutiques dont le travail est d’apporter la guérison de l’extérieur, pour qu’elle soit achetée.

Je m’autorise pour illustrer ceci à réutiliser une merveilleuse métaphore du Dr Leon Qo Quen, un des précurseurs de la médecine chinoise en France.

Vous entrez dans une pièce dont les murs sont recouverts de champignons.

Vous avez ici deux options :

1/ vous faites des analyses pour savoir de quel champignon il s’agit et vous utilisez le traitement adapté pour faire disparaître CE champignon.

2/ vous comprenez que l’air de la pièce est humide, car elle est mal ventilée. Vous ouvrez les fenêtres et les champignons disparaissent.

Dans les deux cas, le symptôme a disparu. Mais il se trouve que dans le deuxième cas, vous avez rétabli l’équilibre nécessaire et restauré les forces d’auto-guérison.

Dans le premier cas, vous avez eu une vision analytique, concentrée sur le symptôme et vous êtes dépendant du vendeur du produit en question, car le problème reviendra éternellement tant qu’on ne change rien à la situation.

Dans le deuxième cas, vous avez eu une vision dite systémique : vous avez regardé au-delà du symptôme, pour en trouver les causes profondes.

 

La systémique, contrairement à l’analytique, étudie les phénomènes complexes, elle prend en compte des systèmes dits ouverts, c’est-à-dire faisant intervenir des variables d’entrées, de sorties et des boucles de rétroaction (action du résultat sur la cause première).

 

LA PENSÉE ANALYTIQUE

C’est l’approche communément admise comme scientifique et qui a faussé avec le temps notre vision globale de la santé : seuls les liens de cause à effet, reproductibles, et observables par plusieurs observateurs, sont considérés. À une cause « A » correspond toujours le même effet « B ».

Si ce n’est pas le cas, nous sortons du domaine de la science. Problème : il existe un nombre infini de causes et d’effets possibles, ainsi nous ne finirons jamais d’étudier toutes les causes et tous les effets et nous n’aurons jamais par ce biais de réelle vision globale.

 

LA PENSÉE SYSTÉMIQUE 

Cette fois-ci, « A » cause « B »… ou « C », ou « D »… en fonction de variables, telles que l’environnement, la saison, les émotions, ce que j’ai mangé à midi, si je suis assis toute la journée, si je vis en forêt ou à la mer, si je vis dans un pays en guerre, la musique que je viens d’écouter, etc.

Dans un système, ce que la science a déterminé comme vrai devient en fait très peu déterminant. C’est ce qui est démontré aujourd’hui par exemple avec l’Épigénétique qui montre que les gênes s’expriment différemment selon l’environnement.

De plus, cette approche systémique va étudier si l’effet engendré (B, C ou D…) peut avoir en retour une action sur la cause A. C’est par exemple l’étude des cercles vicieux ou vertueux.

Prenons un exemple concret de la vie de tous les jours : dire « je t’aime » à une personne n’aura pas toujours le même effet selon de multiples variables : si je la connais ou pas, si je le pense ou pas, si la personne le croit ou pas, si je l’ai dit dans une langue qu’elle connaît ou pas, si elle-même est célibataire ou pas, etc.

Et cet effet pourra avoir une influence rétroactive sur moi. Si la personne me dit en retour qu’elle m’aime, je serai disposé à le dire à nouveau. Mais si elle se moque de moi, je ne le dirai plus. Ainsi l’effet sur B a aussi un effet sur A.

Nous comprenons aisément qu’en plus d’avoir un effet sur mon comportement ce « je t’aime » pourra avoir un effet sur mon corps physique, provoquant dans certain cas le bien être, l’excitation ou dans d’autre cas l’abattement, la tristesse, le manque d’énergie ou même la colère.

Origine de ce symptome

Nous comprenons mieux pourquoi une médecine globale, considérant tous les aspects du vécu, doit-être systémique et non pas seulement analytique. Et en particulier si nous nous intéressons à l’auto-guérison.

Voilà pourquoi après avoir suivi une chimiothérapie on vous dit « ça a bien fonctionné », ou « ça n’a pas bien fonctionné et l’on ne sait pas pourquoi, c’est comme ça, ça ne marche pas pour tout le monde… ». Évidemment !

Remarquez aussi à quel point l’oncologue ne s’engagera pas à dire que vous êtes guéri, car il ne sait pas si le cancer va réapparaître ou non. Ça dépend de tellement de facteurs que ça le dépasse. Et c’est normal.

 

Différence des corps, différence des trajectoires

 

Le corps humain ne fonctionne pas de manière linéaire. Nous ne pouvons pas le comprendre de manière analytique ! Le spécialiste s’est par essence spécialisé dans son domaine : la connaissance d’un symptôme ou d’un ensemble de symptômes. Il ne connaît pas la vie dans son ensemble et vous n’avez donc pas à vous reposer uniquement sur son diagnostic. Ce n’est qu’une indication de son point de vue de scientifique sur votre symptôme, compris de manière analytique.

En tant que spécialiste, il a découpé l’être humain en petits morceaux, et a parfois tendance à croire qu’il a compris l’individu, car il a compris les morceaux. Il définit que le problème vient de tel organe, ou de telle glande. Et en tant que patient nous acceptons cela. Nous nous faisons une raison. « C’est comme ça, ça ne marche plus ». Confortant par notre inaction les croyances de notre spécialiste, dans une boucle sans fin.

Mais dans un organisme vivant (au contraire d’une voiture), il y a forcément plusieurs causes.

Ce n’est pas juste « comme ça ».

Pour illustrer ce paradigme, prenons cet exemple : dans leur ignorance, les gens sont rassurés quand on leur donne le nom de leur maladie. Ils se disent « ok c’est comme ça, j’ai ça ». Mais ce nom de maladie dit juste qu’il y a tel dérèglement à tel endroit ! Ce n’est pas une cause, c’est une symptomatique !

Les gens prennent ça pour une cause et pour la faute à « pas de chance ». Ils disent « j’ai telle maladie ». Ça rassure les angoissés et ils peuvent coller ça à leur identité. Mais ce n’est pas ça qui mène à l’auto-guérison au contraire !

Nous aurons longuement le temps d’en reparler. Individu veut dire « indivisible ». Mais en plus de former un tout en tant qu’individu, nous avons de multiples échanges avec l’univers entier : interactions entre individus, échanges d’électrons, échanges de cellules, échanges d’émotions et de pensées, échanges avec ce que nous mangeons, respirons, mais aussi avec ce que nous voyons, entendons…

Il est évident que la science et sa pensée « analytique » nous ont fait faire des progrès fantastiques, en particulier dans le domaine de la chirurgie, mais elle est forcément limitée. Et c’est là que savoir s’auto-guérir et s’intéresser à la conscience en plus de la science devient nécessaire.

En réalité, les scientifiques eux-mêmes ont conscience des enjeux de pouvoir penser la complexité. Ils ont conscience de l’impasse dans laquelle ils se trouvent et de nouveaux modèles émergent. La systémique fait de plus en plus partie de leurs travaux. Ainsi au lieu de s’intéresser à la cellule du foie, ils essaient de s’intéresser au « système foie » tout entier et à des milliers de variables d’entrées et de sortie. Mais le foie, lui non plus, n’existe pas en tant que tel, mais parce qu’il est en relation avec les systèmes nerveux, endocriniens, immunitaires, la circulation du sang, donc l’état des artères, donc les battements du coeur, mais aussi le système digestif, donc ce que nous lui donnons à manger et les interactions émotionnelles ou mentales avec son environnement.

Le système sera toujours complexe et surtout… infini.

 

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Extrait du livre, Je choisis de guérir de Fabien Malgrand. Pages 45 à 49.

 

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