Se soigner soi-même en comprenant les plans du vécu

M’entendre dire « moi je ne suis jamais malade ». Apprendre en discutant que la personne souffre de problèmes de concentration, de frilosité, d’insomnie, de saute d’humeurs ou d’angoisses.

Observer qu’elle a beaucoup de mal à s’adapter aux changements. Et qu’elle n’a pas conscience que tout cela c’est… sa santé ! Observer avec le temps que l’état physique de cette personne se dégrade. Se dire une fois de plus que nous sommes ignorants, inconscients de ce qu’est vraiment notre santé.

 

Prise de conscience nécessaire pour se soigner soi-même…

 

En avançant sur mon chemin, je me suis aperçu que si ma santé physique n’était effectivement pas au top, ma santé psychique ne l’était pas non plus. J’avais l’air d’être un gentil garçon intelligent, adapté, et tant que je n’avais pas de « maladie psychique » diagnostiquée et avérée type schizophrénie, dépression ou autre, on considérait que j’étais en bonne santé de ce côté-là.

Mais au fil du temps, en progressant dans la connaissance de soi, je me suis aperçu à quel point c’était totalement faux : mon esprit fonctionnait mal, et c’était de toute évidence malheureusement le cas pour beaucoup de monde

J’ai dû par exemple apprendre à être honnête ! C’est à dire savoir et assumer ce que je ressentais, qui j’étais, ce qui motivait mes actes et mes paroles. Accepter de voir et de différencier ce que je faisais vraiment par bonté et ce que je faisais pour être aimé, pour maintenir une image et par peur d’être jugé.

Quel choc quand je me suis aperçu que, si je paraissais en bonne santé psychique pour tout le monde, en réalité je ne l’étais pas du tout. J’étais juste un esclave de mon histoire, comme 99% des gens, et ce quel que soit l’âge. Pour véritablement parler de santé, il ne faut donc rien oublier de notre vécu, et considérer tous les plans, pas uniquement le plan physique.

 

La santé ne se perçoit pas sous un seul angle…

 

Concernant la santé, c’est prendre conscience de ce qui est, mais aussi de ce qui n’est pas, de ce qui est enfoui, refoulé, caché, oublié… Et seulement là, nous serons dans une vraie « pleine conscience » qui n’oublie rien. Nous acceptons l’idée qu’il existe un plan physique et un plan psychique. Mais ici, j’aimerais apporter une précision nécessaire.

Sur le plan psychique, une distinction existe dans de nombreuses traditions qui commence petit à petit à se faire une place en occident : le psychisme peut être séparé en deux plans distincts. D’une part le mental, le monde des pensées et de l’autre l’émotionnel, le monde des émotions. Cette distinction peut paraître évidente.

Si ce n’est pas le cas, pour vous en souvenir, retenez ceci : le mental juge ce qui est « bien ou mal » tandis que l’émotionnel « aime ou n’aime pas ». Par exemple, notre mental juge qu’il est mal de fumer, mais notre émotionnel, lui, peut aimer fumer. Nous pouvons juger qu’il est mal de désirer la femme de son meilleur ami, mais éprouver du désir quand même. Nous pouvons juger, croire, savoir qu’il est bon de manger des épinards, mais ne pas aimer les épinards pour autant.

Le mental et l’émotionnel ne sont pas toujours en conflit, mais peuvent l’être, nous prouvant qu’il s’agit bien de deux plans distincts du vécu. Nous avons donc, avec le plan physique, trois plans du vécu que l’on peut soumettre à notre pleine conscience afin de percer les mystères de l’auto-guérison.

Il en reste cependant encore un autre, décrit par toutes les cultures et religions, ainsi que par de nombreux philosophes et poètes et que nombre de personnes vivent au quotidien : le plan spirituel. Il a souvent très peu à voir avec les religions, et se distingue des autres plans comme nous le verrons en détail dans ce livre.

Caleche plans du vecu santé

 

L’analogie de la calèche et les plans du vécu…

 

Il existe une très belle analogie, d’origine soufie, pour bien se représenter ces quatre plans : l’analogie de la calèche.

La calèche représente le corps physique. Elle est plus ou moins bien construite, richement décorée, entretenue, résistante, plus ou moins grande ou confortable.

Les chevaux représentent le plan émotionnel. Un pour les désirs, le yang à gauche, et un pour les peurs, le yin à droite, comme dans le Taiji. Ils sont plus ou moins coordonnés, vigoureux, dociles ou sauvages et plus ou moins dirigés par le cocher.

Le cocher, lui, représente le mental. C’est celui qui conduit le véhicule, étudie le trajet et fait tourner à droite ou à gauche, prend soin ou non de la calèche et des chevaux. C’est celui aussi qui est censé écouter et suivre les ordres du passager installé dans la calèche.

Ce passager, ou cette passagère, représente l’Âme, le Soi, la Présence, le Souverain intérieur, le Divin en nous, peu importe comment nous le nommons. C’est lui qui a décidé où aller et qui a donné les instructions au cocher. Même si la route est difficile, si le cocher ne voit plus rien, car la météo est défavorable ou que les chevaux sont épuisés, le passager sait exactement ce qu’il faut faire et là où il faut aller. Si nous l’écoutons, tout se passe bien. Il connait la route.

Malheureusement, le cocher ne suit pas toujours bien les instructions de départ, il est vite déconcentré, hésite parfois trop longuement entre deux chemins différents, pèse le pour et le contre, finit par n’en faire qu’à sa tête et commence même à oublier qu’il est au service du passager dont il doit normalement respecter les directives. C’est là que nous pouvons dire que nous sommes esclaves de notre mental.

Parfois, le cocher n’arrive pas à maîtriser les chevaux très puissants qui ne souhaitent en faire qu’à leur tête. Nous sommes alors esclaves de nos émotions. D’autres fois encore, le cocher n’a tellement pas pris soin de la calèche qu’une roue a lâché et que nous ne pouvons plus avancer facilement vers notre destination. Nous sommes donc devenus esclaves du physique.

Parce qu’il a vécu plusieurs expériences, le cocher-mental commence à se faire des opinions et peut croire qu’il est meilleur de prendre la route de droite, car ses amis, ses parents, les scientifiques, ou les médias le disent. Pourtant les chevaux-émotions, eux, préfèrent prendre la route de gauche, car elle a l’air plus confortable et plus jolie. Les chevaux comme le cocher s’épuisent à tirer chacun dans leur sens ce qui crée un conflit intérieur et une dépense d’énergie.

Pendant ce temps-là, la calèche est ballottée, secouée de droite à gauche et à force peut s’abîmer. Surtout si c’est une situation qui revient régulièrement (maladies chroniques…). Il peut aussi y avoir des conflits sur un seul niveau. Par exemple lorsque le cocher-mental se demande longuement quelle route est la meilleure route à prendre, pesant indéfiniment le pour et le contre. Ou bien lorsque les chevaux-émotions tirent chacun dans des directions opposées. La calèche-physique peut de ce fait éprouver des difficultés et se fragiliser, car le cocher et les chevaux n’adaptent pas leur allure à l’état de la route (les évènements).

Ainsi avec cette allégorie, nous prenons une fois de plus conscience que pour comprendre la vie, il est nécessaire de tout prendre en compte et qu’il existe quatre plans essentiels à considérer dans une médecine pour une guérison holistique, globale.

Notons que certaines traditions parlent encore d’autres plans (causal ou karmique par exemple). Ma conviction profonde est qu’en restant déjà dans ces quatre plans observables, nous avons toutes les clés pour déprogrammer de façon pragmatique et accessible n’importe quel schéma, même hérité possiblement d’une autre vie. Tout se répercute dans l’instant présent, dans notre vécu concret et observable de ces quatre plans.

Donc en portant notre attention sur eux, nous avons absolument toutes les clés !

 

Comment la connaissance de soi permet de se soigner soi-même ?

 

Je vois trop de personnes se perdre dans des enseignements qui les dépassent alors qu’elles n’ont pour l’instant pas conscience de grand-chose sur leur plan physique, émotionnel ou mental. Apprendre en priorité à mettre de la conscience sur ces trois plans est fondamental ! Parfois, le « problème » vient du plan physique, parfois du plan émotionnel, parfois du plan mental et parfois du plan spirituel.

Nous saisissons bien pourtant que négliger un plan au détriment des autres fera de nous un être boiteux et dysfonctionnel. Le but de la connaissance de soi est de tout faire pour que les quatre plans soient fonctionnels et alignés dans la même direction. Et pour ce qui nous concerne dans ce livre : créer les conditions propices à notre auto-guérison.

Ainsi, dire : « il a fait attention toute sa vie, a mené une vie saine, et pourtant il est mort d’un cancer » réduit la maladie au seul plan physique. La calèche seule. La pensée systémique se garde d’établir des raccourcis de ce genre. Arrêtons-nous sur ce point essentiel. Croire que ça vient forcément et toujours du même plan est trop simple.

Certains dans une pensée matérialiste vont affirmer que tout symptôme vient du plan physique. D’autres que tout vient des émotions. D’autres que tout vient du mental. Et d’autres que tout vient de l’âme. Ce dernier point n’est pas forcément faux, nous en reparlerons, mais ça ne doit surtout pas exclure les autres plans pour autant ! Ce problème est récurrent lorsque les thérapeutes n’ont pas été formés à une vision et compréhension assez systémique de la santé.

Chacun ramène à son point de vue, à son obsession, ou bien, simplement et humblement, à son champ de compétence. Le médecin voudra faire disparaître le symptôme physique par l’action chimique d’un médicament ou par la chirurgie. Mais pour le même problème, d’autres travailleront la manifestation d’une blessure d’injustice ou un complexe d’Oedipe, d’autres un problème de cervical ou de posture, d’autres un apport insuffisant en micronutriments ou un problème de pollution, d’autres le fait que l’âme n’est pas sur son chemin ou une raison symbolique, etc.

En fait, tout le monde a raison.

Car personne n’est épargné ni sur le plan physique, ni sur le plan émotionnel, ni sur le plan mental. Repensez à la santé et à sa capacité d’adaptation. Tous ces plans nous demandent de nous adapter et nous apportent leurs lots de perturbations. Lorsqu’ils s’accumulent, ils peuvent nous faire dépasser notre seuil adaptatif…

En supprimant des perturbations sur n’importe quel plan, on pourra repasser au moins ponctuellement sous le seuil et donc ne plus déclencher de « symptômes ». Ça ne voudra pas forcément dire que ce mal était exclusivement physique, émotionnel, mental ou spirituel !

Pour donner suite à ça, nous sommes en droit de nous poser la question suivante : qui aujourd’hui pratique vraiment une médecine généraliste et holistique, qui prend en compte tous les plans du vécu ? Ces thérapeutes-là sont rares. De nombreux thérapeutes et méthodes se disent holistiques alors qu’elles ne le sont pas ou qu’à moitié.

On devrait plutôt parler de Médecine Totale. Mais de mon point de vue, je pense surtout que c’est à nous de nous assurer de cette globalité dans nos traitements. Pour nous-même. Aujourd’hui, avec internet, les médecins sont de plus en plus souvent confrontés à des patients qui connaissent parfois autant de choses qu’eux sur leur maladie et les effets secondaires des traitements potentiels. Je crois que cela démontre un souhait de se responsabiliser de la part des patients qui est louable et que s’amorce un changement majeur des consciences. Ils deviennent non plus patients, passifs, mais clients, partenaires. Je dirai même qu’ils deviennent leur propre médecin. Ce livre propose d’être un guide de ce nouvel apprentissage…

 

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Extrait du livre, Je choisis de guérir de Fabien Malgrand. 

 

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